Une Cerise au potager

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Qu’est ce qu’un standard ?

Race et standard

Tout d’abord, il convient de s’interroger sur la signification exacte des deux termes "standard" et "race", dont voici une définition :

« Race est principalement utilisé pour les espèces domestiquées[…]. Il se rapporte à des populations individualisées d’une même espèce ayant des caractères morphologiques et physiologiques héréditaires bien distincts des autres populations, c’est-à-dire ayant un génotype moyen individualisé et que l’homme s’est attaché à maintenir parfois depuis très longtemps, mais qu’il peut faire évoluer dans le temps en fonction d’impératifs économiques ou de modes. »
« Le standard d’une race est l’ensemble des détails de morphologie et de robe, et aussi de traits comportementaux (allure, tempérament), exprimés par les individus appartenant à une race animale déterminée. Le standard est le produit d’une convention entre les éleveurs d’une race donnée. »

Le standard défini une norme phénotypique précise pour chaque race : conformation générale, poids minimum et maximum, fourrure, couleur, longueur des oreilles… Cette norme, qui n’est qu’une convention de ce que l’on juge souhaitable pour une race, donne aux éleveurs une direction dans leur travail de sélection : ne reproduiront que les animaux les plus conformes au standard, les autres seront écartés. Ainsi, d’un potentiel génétique presque infini au départ, on parvient à obtenir des portées dont les sujets sont de plus en plus homogènes et conformes.

Les standards peuvent être relativement différents pour une même race selon les pays. Ainsi, la France recherche chez l’argenté anglais une tête longue et fine, tandis que les allemands privilégient une tête ronde avec de grosse joues !

Qui définit les standards des lapins ?

En France, la Fédération française de cuniculture fait autorité. Elle regroupe en son sein les associations spécifiques d’éleveurs de lapins de race (clubs de race), les groupements cunicoles régionaux et les sociétés locales ou régionales d’élevage des animaux de basse-cour. Elle suit l’évolution des races et de leur standard.

Il existe une seconde instance parallèle à la Fédération française de cuniculture : l’Entente Européenne. Voici un extrait de ses statuts :

« Le 18 juin 1938 les fédérations d’élevage de petits animaux de Belgique, France, Luxembourg et Pays-Bas, ont fondé à Bruxelles une fédération européenne pour l’élevage des volailles et des lapins (Entente Européenne d’aviculture et de cuniculture). […] Son siège se trouve à L-3321 Bechem. Les langues officielles de l’EE sont l’allemand, l’anglais et le français. »

La commission lapins de l’EE élabore un classeur des standards, il faut s’adresser au responsable lapins du pays concerné pour l’obtenir.

La raison d’être du standard européen est de permettre à tous les pays membres de se rencontrer dans de grandes expositions internationales et de concourir ensembles. Ce standard est donc en général un peu plus large que celui de la FFC afin que les divergences de standards sur une même race dans les différentes pays ne pénalisent personne.

Les lapins angoras et le standard

La Fédération française de cuniculture classe les lapins en 5 catégories :

Les angoras sont classés dans la catégorie des races à fourrure caractéristique. Le poids minimum est de 2,5 kg, le poids maximum est de 5 kg.

Dans cette catégorie se trouvent :

Si vous souhaitez lire les standards et l’historique de chacune de ces races, reportez vous au site de la Fédération française de Cuniculture :
http://www.ffc.asso.fr

Le standard français

Le standard français ne reconnaît que l’angora français, en couleur blanche et noire.

Le standard européen

Le standard européen reconnaît "l’angora" en couleur blanche et il est précisé :

« En plus des albinos, les autres couleurs sont admises. Elles devront être appréciées conformément aux prescriptions spécifiques relatives à la teinte concernée. »[1]

Les autres couleurs unies admises sont : noir, bleu, havane et fauve.

Il existe plusieurs avantages à choisir un lapin de race chez un membre d’un club de cuniculture qui prend soin de respecter le standard :

Tout d’abord, l’acheteur aura un lapin qui sera relativement conforme au standard et ne se retrouvera pas avec un lapin soit disant toy-extra-nain qui pèsera deux kilos adulte ! L’arbre généalogique fourni avec le lapin, le fait de pouvoir voir les parents et les frères et sœurs offrent une bonne idée des qualités du lapin qu’on souhaite adopter.

Ensuite, l’acheteur aura -normalement- la garantie que l’éleveur se donne de la peine pour faire un travail de sélection important et s’implique dans son élevage : il ne contente pas de faire naitre des bêtes pour les vendre.

Enfin, au niveau de la santé, les éleveurs font tout pour réduire les risques de maladies et les défauts génétiques.

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Bibliographie

Site de la Fédération française de cuniculture

Site de l’Entente Européenne d’aviculture

[1] Standard européen. Entente Européenne, p. 274, fiche n°75
[2] Europa-Standard. Entente Européenne, S. 272, Heft Nr. 75
[3] Standard français - FFC, Angora français. p. 187.