Une Cerise au potager

Attention: tous les liens externes s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour certains services adaptés à vos centres d’intérêts.
Cacher ce avertissement

Ce texte et ces images sont la propriété de Rose Brossut-Burghardt. Vous pouvez reproduire cet article en respectant certaines conditions 
1) Partage intégral et à l’identique sans aucune modification (y compris cette notice)
2) Mention du nom de l’auteur et lien vers le site source www.rosebrossut.fr
3) Aucune utilisation commerciale. Pour tout autre usage veuillez nous contacter.

Cacher la licence

Élever un lapereau orphelin

IV. Le lait maternisé pour chaton

1. Composition du lait de la mère

D'après le site Medirabbit[1], la composition du lait de la lapine est de 13,2 g / 100 g de protéines et 14,3 g / 100 g de matière grasse.

Dans "L'élevage moderne du lapin", Gabriel Lissot (DL 1960) donne lui aussi la composition du lait de lapine :

« Eau : 71,3 % ; protéines : 12,3 % ; lipides (graisses) : 13,1 % ; lactose (sucre) : 1,9 % ; cendres : 2,3 %. »

Le site Cuniculture.info fournit aussi une analyse du lait :

« 153 g / 1 kg de protéines et 133 g / 1 kg de matière grasse. »

2. Le lait maternisé pour chaton

On pourrait penser qu'il importe de se rapprocher le plus possible des valeurs du lait de la lapine. Or, le lait de la mère comporte bien d'autres nutriments qui ne sont pas dans le lait pour chaton. Aussi, de nombreux "rehabilitators" s'accordent à dire que les valeurs idéales du lait maternisé seraient de l'ordre de 30 % de protéines et 50 % de matière grasse.

Les laits maternisés pour chatons atteignent très rarement ces valeurs et seules deux marques disponibles en France conviennent à ma connaissance :

J'utilise pour l'instant le lait Ormilak, en dilution : 1 volume de poudre pour 2 volumes d'eau. J'y ajoute la pointe d'un couteau d'Intestinet, un probiotique pour rongeur que l'on trouve en animalerie.

Différentes recettes de lait sont disponibles sur internet, toutes visent à se rapprocher au plus près des valeurs idéales de 30/50.

Ainsi, Edwin Way Teal, diplômée "rehabilitator", offre sur son site Crawdad Creek Wildelife Rehab sa recette :

« 3 mesures d'eau bouillie
1 mesure d'Esbillac (lait en poudre, indisponible en France à ma connaissance)
2 mesures de crème fraîche (la plus grasse possible) »

L’éleveuse du site Petrabbitinfo donne elle aussi une recette de lait :

« 2 mesures d’Esbillac ou de KMR 1 mesure de lait de chèvre ou de crème fraîche grasse. »

Certains rajoutent un peu de crème fraîche, la plus grasse possible, afin d’augmenter la teneur en graisse. Personnellement, je ne le fais pas car le lait de vache est réputé indigeste pour le lapereau donc je préfère ne pas prendre de risque.

J’ai également lu que beaucoup essayent de collecter des caecotrophes (les petites grappes de crottes que le lapin produit la nuit et mange) sur un lapin sain (en lui mettant une collerette pendant quelques heures, par exemple entre 22 h et 0 h) afin d’en mixer un peu avec du lait. Cela permettrait au lapereau, à partir de l’âge de 14 jours, (où le bébé va commencer à manger solide), de mieux coloniser son estomac avec de bonnes bactéries. Toutefois, on peut objecter à cette idée que si le caecotrophe n’est pas ramasser tout de suite, il peut être souillé. De plus, rien ne prouve que ses vertus se conservent s’il est laissé à l’air libre (le lapin le mange aussitôt expulsé). Bref, je préfère ne pas utiliser cette méthode en l’absence de données scientifiques sur le sujet.

[1] Dans son article sur le site Medirabbit, Dr Esther van Praag cite :
M. E. Coates, Margaret E. Gregory and S. Y. Thompson (1964). The Composition of Rabbit's Milk. British Journal of Nutrition, 18, pp 583-586